Après un mois en mer nous redécouvrons, émerveillés, la vie terrienne. Pas n’importe laquelle : celle de Puerto Montt, dernière grande ville du Sud du Chili, porte d’entrée des canaux de Patagonie… Il nous faut l’abandonner au bout d’un mois car la France nous rappelle, mais ce n’est que partie remise. Rendez-vous en septembre 2025!
Nous les avons rencontrés il y a deux ans, au Panama. A bord de Et Hop, leur catamaran acheté au Marin, ils ont suivi un parcours peu commun pour une petite famille en année sabbatique: Martinique-Tahiti. Et prouvé que même avec peu de temps devant soi, on peut réaliser ses rêves… On vous raconte tout en détails dans le numéro n°651 (mai 2025) de Voiles et Voiliers.
Vous les avez croisés plusieurs fois sur ce blog: Alexandra et Jean-Philippe, nos amis du catamaran Yapluka. Des Canaries à la Polynésie, notre amitié n’a fait que grandir, jusqu’à cette folle équipée ensemble jusqu’en Nouvelle-Zélande… Ils ont aujourd’hui bouclé leur voyage, ce qui était loin d’être gagné. On vous raconte pourquoi dans le n°649 de Voiles et Voiliers (mars 2025).
Transpacifique-retour (3/3) : un mois en mer pour un instant…
Et si passer 32 jours à naviguer ne servait qu’à… sublimer l’arrivée?
Dix jours après notre départ des Gambier, la fatigue – autant physique que psychologique- est palpable à bord de Jade. La casse que nous avons subie au troisième jour limite notre vitesse, et il reste tant à parcourir… Pour tenir, il nous faut développer des stratégies. Être inventifs. Et toujours, nous soutenir l’un l’autre.
On a beau passer des mois à préparer son bateau, les grandes traversées réservent souvent des surprises… Celle-ci n’a pas fait exception à la règle. Dès le troisième jour de cette transpacifique Gambier-Chili, le ton a été donné. Une seule solution: s’adapter.
Oui, c’est un mot inventé. Le cœur qui se serre, la gorge qui se noue à l’idée de quitter un lieu… dans lequel on est encore. Que l’on reverra peut-être un jour, mais qui ne sera plus jamais le même. La déjà-nostalgie, c’est tout ça. Un sentiment qui, tout au long de ces deux dernières semaines aux Gambier, ne nous a jamais vraiment quittés…
Un mois tranquille avant le saut dans le grand bain: c’est ce que nous offre Mangareva, l’île principale des Gambier. On y découvre des habitants très accueillants, un patrimoine culturel unique, des sentiers de randonnée semés d’arbres fruitiers… Une vie "cool", aussi, car plus fraîche. La machine à voyager vers le froid est en route.
"Au revoir" Tahiti! Depuis le début du voyage, c’est l’endroit où nous aurons passé le plus de temps. Cette fois, nous ne pensions y rester que deux semaines, le temps de préparer Jade aux trois mois de quasi-autonomie en mer qui l’attendent… Le vent du Sud en a décidé autrement. Un mal pour un bien: ça fait plus de temps pour dire au revoir aux copains!

