On fait Fidji-Nouvelle Zélande sur un catamaran-copain

Ça n’était pas prévu au programme. Fin août, nos amis Alex et Jean-Phi nous laissent un message vocal: « on a cru comprendre que vous aviez trouvé un abri pour Jade dans les mois à venir… dispos pour nous accompagner jusqu’en Nouvelle Zélande? ». La dernière étape de leur voyage. Une proposition qui ne se refuse pas.

 

 

 

22 octobre 2023, 23h – Puna’auia, Tahiti

Regardons les informations à la télévision en attendant que sonne minuit et demi. N’avons pas vu la tête de Laurent Delahousse depuis des mois. La soupe au potiron maison est exquise. Dehors depuis la terrasse, l’île de Moorea, une ombre dans l’au-delà du lagon, dort. Nos amis Isabelle et Patrick nous ont gentiment proposé de passer la soirée chez eux avant de nous déposer à l’aéroport demain avant l’aube. Il est à deux pas. Jade, assoupie dans son cocon vert de Taravao, est déjà un peu au bout du monde.

Dans quelques heures nous serons à Auckland, Nouvelle Zélande. Ironie du sort et des lignes aériennes : pour rejoindre nos amis Alexandra et Jean-Philippe aux îles Fidji afin de servir d’équipiers à bord de leur catamaran entre les Fidji et la Nouvelle Zélande, il nous faut d’abord faire escale… en Nouvelle Zélande. Les autorités néozélandaises comprendront-elles quelque chose à ces deux entrées successives dans leur pays à dix jours d’intervalle, l’une par les airs, l’autre par la mer ? Quoi qu’il en soit, avons fait toutes les démarches nécessaires pour être en règle.

 

 

23 octobre 2023… ou plutôt 24 – Auckland, Nouvelle Zélande

8h30 – Atterrissage au pays des kiwis. En passant la ligne de changement de date située quelque part entre les îles Cook et Samoa, avons perdu une journée. Comme si le temps ne passait déjà pas assez vite…

 

25 octobre 2023, 20 heures – Auckland, Nouvelle Zélande

Deux nuits à Auckland. Deux jours, aussi, dont le premier à comater après notre nuit quasi blanche dans l’avion.

Auckland sent l’Europe à plein nez : 15-20 degrés dehors, des arbres en fleurs dans la ville (c’est le printemps), un port qui sent la vase et résonne du cri des mouettes. Odeurs et musiques oubliées.

Auckland sent aussi l’Amérique : mini-cafés à tous les coins de rue, burgers, restaurants et gens de toutes couleurs. Notre premier taxi : soudanais ; notre premier déjeuner : vietnamien ; notre première épicerie: indienne. Gratte-ciels tout gris. A la galerie d’art, on s’immobilise devant des portraits de chefs maoris peints il y a deux siècles par des lords anglais.

Ces deux jours ont balancé constamment entre bruine glacée et brèves éclaircies. Avons sorti jeans et sweats, mais également les cirés de notre panoplie d’équipiers – les seuls « manteaux » que nous avons emportés. Demain aux Fidji, referons un bond en arrière vers la chaleur et le soleil – mais pas pour longtemps : Jean-Philippe, qui étudie la météo depuis plusieurs jours déjà, envisage de larguer les amarres le surlendemain de notre arrivée.

 

Le pont-levis de Te Wero, à l’entrée du Viaduc Basin, et un garage à bateaux étonnant, en plein centre-ville!

 

26 octobre 2023, 23 heures – Marina Deranau, Nadi, îles Fidji

Arriver dans une marina que l’on ne connaît pas, et pas par la mer. Prendre ses quartiers dans une cabine que l’on ne connaît pas, sur un bateau que l’on ne connaît pas, à deux coques qui plus est – une première pour Christophe comme pour moi. Sourire quand les bateaux-copains (Yapluka, avec qui nous allons naviguer, mais également, Domino et Barao, que nous recroisons ici par hasard) évoquent des îles traversées ces dernières semaines que nous ne connaissons pas : Cook, Samoa, Tonga, Wallis et Futuna, Fidji. Faire en leur compagnie l’expérience du kava dans sa coque de coco, dont ils connaissent déjà la saveur par cœur mais que nous goûtons pour la première fois.

Avons la journée de demain pour nous faire à tout ça. Juste avant de partir pour dix jours en mer.

 

 

26 octobre 2023, 6h30 – Marina Deranau, Nadi, îles Fidji

En deux jours à Auckland, le corps avait oublié ce que c’était que de transpirer. Ici à Nadi, dans 30 degrés bien humides et lourds, il se rappelle.

Aujourd’hui : mission dernières courses, immigration, topo technique sur le bateau avec Jean-Phi (hier c’était topo « vie à bord » avec Alex). Étude en commun de la météo avant de recevoir, demain, la proposition de routage que nous enverra Bob, le routeur professionnel engagé par Jean-Phi pour cette traversée. Que du nouveau à intégrer. Si possible avant demain matin.

 

 

28 octobre 2023 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 1, départ

11 heures – Largage des amarres de Yapluka en grande pompe (séance photo obligatoire avec les copains) pour… le ponton essence, à cent mètres. Bob-le-routeur nous prévoit quelques épisodes de pétole pendant cette traversée : remplissons à ras bord de diesel les deux réservoirs de 300 litres et les quatre bidons de 20 litres. Il est vrai qu’à bord de Jade, avec nos 3500 litres de réserve, c’est une question que l’on se pose rarement.

12h30 – Sortons du chenal étroit et tortueux de la marina Denarau. Là-bas derrière nous, avec ses bâtiments jaunes à toits rouges, elle prend des airs de cité lego. C’est marée basse : 4 mètres sous la coque, tout l’équipage est attentif aux bouées, Jean-Phi a les yeux rivés sur le profondimètre. Les voiliers au mouillage, derrière le récif, sont dans 15 nœuds de vent – à la marina, n’avions pas un souffle d’air.

Les dés sont jetés : Yapluka est parti avec nous à son bord. Pour cela, il aura fallu trouver un abri pour laisser Jade, prendre deux avions successifs, se faire accepter dans deux pays différents. Nous sommes enfin là, avec nos amis. Heureux.

18h15 – Le soleil se couche derrière la grand-voile des copains de Barao, partis en même temps que nous ce matin. Sur bâbord, une lune ronde s’est levée au-dessus de l’ombre d’Iti Levu, la grande île du Sud des Fidji. Excepté une marina chic et la route qui la sépare de l’aéroport, n’aurons rien vu de ce pays.

A bord de Yapluka, tout est à la fois étranger et familier. Les sons, les mouvements du bateau sont nouveaux. Sa légèreté est étonnante. Mais la mer, elle, est bien celle que nous connaissons. Cette côte qui s’apprête à disparaître pour plusieurs jours, cet orange éclatant du coucher du soleil, cette rondeur de la lune qui se lève, la menace à peine voilée de ce grain, au loin… tout cela nous parle. 4 nœuds de vent à 30 degrés, sommes au moteur. Cette nuit qui va bientôt tomber et sonner l’heure des quarts solitaires, de ce nouveau monde où toutes les sensations sont différentes… on connaît aussi.

21 heures – Mon premier quart. Sommes au moteur dans une petite houle courte, de face. Mettons fin d’emblée, dès les premières heures de cette navigation, à une légende : un catamaran ne bouge pas moins qu’un monocoque. Il bouge différemment. Christophe est à peu près dans le même état que moi: devons rester d’une grande vigilance pour ne pas nous sentir mal.

 

 

29 octobre 2023, 9h30 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 2

Le vent est un peu retombé: 10 à 12 nœuds, la mer se calme. On avance tout de même à 5 nœuds. Au réveil à 7h30, j’ai nourri les poissons : cela me guettait depuis le départ. A partir d’aujourd’hui, vais tenter de me passer de cachets.

Tout le monde dort. Jean-Phi a établi des quarts de nuit et de jour pour chacun, histoire que tout le monde n’aille pas faire la sieste en même temps – le tout dans la souplesse, bien entendu. Je démarre de 20h à 23h, puis Christophe prend le relais jusqu’à 2h du matin, Jean-Phi de 2h à 5h puis Alex de 5 à 8h. Et on recommence. Au final, chacun fait une nuit normale. Un luxe auquel, en navigant à deux sur Jade, nous ne sommes pas habitués.

Assise derrière la barre mon verre d’eau à la main, je me dis qu’il faut tout de même avoir une sacrée dose de confiance en quelqu’un pour l’inviter dans son petit chez-soi flottant pendant dix jours, dans la promiscuité et les roulis permanents, en escomptant que cela se passe bien. A la fois humainement et maritimement. Au milieu du rien, sans plus aucune terre en vue, laisser ses instructions et partir se coucher. J’essaie de ne pas trop le montrer car ils me prendraient pour une folle : que nos amis nous aient choisis pour cela, qu’ils me laissent seule en ce moment-même derrière cette barre à roue, leur vie entre mes mains, me bouleverse.

 

30 octobre 2023, 16h15 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 3

Commençons à prendre le rythme. Pour la première fois depuis le départ, avons passé plusieurs heures ce midi tous les quatre à discuter, manger, faire un jeu de société. Jusqu’à présent, il y en avait toujours au moins un sur quatre qui partait s’écrouler sur un lit ou une banquette.

Exactement comme sur Jade, à bord de Yapluka, il y a toujours quelque chose à bidouiller. Hier c’était l’écoute de GV à remplacer, aujourd’hui c’est le bouton-poussoir d’un des coffres du cockpit qui a lâché. Christophe, comme à son habitude, se prête aux réparations de bon cœur. Je suis au soutien psychologique.

Au moteur depuis ce matin. Cernés par les grains. La nuit s’annonce humide, et les vents, changeants : une bonne sieste s’impose.

 

 

1er novembre 2023, 23h30 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 5

Yapluka bouge dans 12 nœuds de vent comme Jade dans 30 : trop.

 

2 novembre 2023, 12h10 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 6

Le rythme est bien pris à présent : chacun fait son quart de nuit et à 8h du matin, Christophe et moi nous levons ensemble pour prendre le relais à la veille. Nos hôtes disparaissent dans leur coque pour la matinée. Déjeunons tous ensemble, passons une partie de l’après-midi à refaire le monde, puis c’est Christophe et moi qui, en fin d’après-midi, nous octroyons une petite sieste dans nos appartements. Dîner tous ensemble – qui, jour après jour, déborde de plus en plus sur le début de mon quart. Loin de moi l’idée de m’en plaindre.

Jean-Philippe est content et nous aussi : aujourd’hui, le vent est revenu. Il a atteint un maximum de 15 nœuds pendant le quart de Christophe (Yapluka filait à plus de 9 nœuds), puis s’est légèrement essoufflé dans la matinée. Grâce à un courant favorable, parvenons à maintenir une vitesse de 5-6 nœuds.

Passons aujourd’hui le 27ème parallèle Sud. Fêterons, ce soir, les 500 derniers milles à parcourir. Polaires et bonnets sont de sortie depuis hier – pour le moment, uniquement pendant les quarts de nuit. Commençons à sentir l’air printanier de Nouvelle-Zélande – et il est frais.

 

 

3 novembre 2023, 18h30 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 7

Changement d’ambiance : mer agitée, vent soutenu. Ce matin, avons essuyé un grain à 35 nœuds. Cet après-midi le vent est redescendu, la houle s’est allongée. Mais la pluie, le gris et le froid sont toujours là.

Avons sorti des placards les derniers pantalons, sweats et chaussettes fourrées qui s’y trouvaient encore. La vie du bord s’est transférée à l’intérieur. La météo aidant, le temps passe plus lentement… Plus que deux ou trois jours, nous assure le capitaine.

 

 

5 novembre 2023 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 9

8h45 – Deux jours que nous sommes au près serré. Vent de Sud, et nous allons au Sud – cherchez l’erreur. Pas de changement d’allure prévu d’ici à l’arrivée. Houle hachée, les coques tapent de partout, préparer le dîner est une épreuve olympique. Vers minuit, seule allongée dans notre cabine tribord après mon quart, je ne dors pas. Je tends l’oreille. Ces bruits de coques qui craquent, je ne les connais pas. Jade ne produit pas ces sons-là – elle en fait d’autres. À tout moment, je m’attends à ce que le bateau se disloque, à ce qu’une eau de mer glaciale vienne imbiber mon oreiller… Il ne se passe rien. Vers 2h Christophe me rejoint et me prend dans ses bras, je m’endors.

9h10 – Y a-t-il des albatros à ces latitudes ? Un grand oiseau blanc aux ailes de géant nous fait douter. Nous n’y connaissons rien. Trois ronds au-dessus du mât, et puis s’en va.

18h50 – Face au soleil couchant au poste de barre tribord, aux côtés de mon capitaine – celui de Jade.  Cirés, bonnets, lunettes de soleil, chaussettes. Pelotonnés l’un contre l’autre. Contemplons l’immensité bleue en parlant de Patagonie. Là-bas, certaines soirées ensoleillées ressembleront-elles à celle-ci ? Parlons de Jade, de ses trois systèmes de chauffage, des équipements (nombreux) que nous avons à bord pour lutter contre le froid. Ce soir, à 150 milles au Nord des côtes néo-zélandaises, touchons du doigt ce qui nous attend dans un an.

 

6 novembre 2023 – Navigation Fidji-Nouvelle Zélande – JOUR 10, arrivée

11h30 – Christophe me dit qu’il voit la côte. Moi, je ne vois rien ! Rien qu’une barre de nuages. Une ligne du Lonely Planet me revient en mémoire: Nouvelle Zélande, en langue maori, se dit Aotearoa, « pays du long nuage blanc ». Maintenant je comprends.

15h30 – L’émotion intacte, toujours, de voir une terre grandir à l’horizon.

20h23 – Arrêt des moteurs. Arrivée parfaite au coucher du soleil dans le labyrinthe de la Bay of Islands. Derrière l’un de ses derniers méandres, avons trouvé la marina d’Opua et son quai de quarantaine qui nous accueille pour la nuit.

Silence. Immobilité. Pâtes carbo – il faut à tout prix finir les œufs, la crème et les lardons que les services sanitaires nous confisqueront demain matin. Alors on se goinfre, mais pour la bonne cause.

 

 

7 novembre 2023, midi – Marina d’Opua, Bay of Islands, Nouvelle Zélande

Venons de rejoindre la place H10 de la marina d’Opua. Les services des douanes, de l’immigration et de la sécurité sanitaire se sont succédés à bord toute la matinée. Plutôt sympas. Appréhendions surtout la descente de la biosécurité dans les placards, mais tout s’est bien passé : ont confisqué deux pots de miel (dont ils ont consciencieusement noté l’origine et le poids) et un sachet de céréales. Yapluka a passé tous les autres tests avec brio: caméra sous la coque, contrôle de la présence de nuisibles à bord (fourmis, termites, cafards et autres réjouissances à pattes). « Immaculate », a dit le préposé. Sommes libres de circuler en Nouvelle Zélande.

Christophe ne laissera pas une miette aux douaniers!

 

10 novembre 2023, 8h40 – Marina d’Opua, Bay of Islands, Nouvelle Zélande

Cappuccino au soleil, en terrasse du Marina Café. Sweet muffin en bonus pour Christophe. Petit air frais, largement compensé par la puissance des quelques rayons de lumière qui nous tapent dessus. Ça n’est pas une légende, cette histoire de couche d’ozone moins dense dans cette partie du globe : on se tartine de crème depuis notre arrivée. Bien plus qu’à Tahiti.

Ambiance petit port qui se réveille. Sur le quai, quatre gars en salopette jaune dans l’eau jusqu’à la taille font passer des caisses d’huitres d’une barge à un petit camion. Les portes des shipchandlers s’ouvrent les unes après les autres. Le bureau de la marina vient d’avaler une demi-douzaine de badauds arrivés comme nous par une froide soirée de novembre et qui réclament leur jeton pour la douche chaude.

Trois jours en Nouvelle Zélande. Petites villes américano-désuètes. Fish and Chips et Butcher Shops. Jeans troués, tatouages et barbes hirsutes. Hier, avons reçu la confirmation de notre réservation de van : dans deux jours, on part on the road ! D’ici-là, nous accompagnerons Alexandra et Jean-Philippe jusqu’à la toute dernière étape de leur voyage : la Gulf Harbour Marina, juste au Nord d’Auckland, à 150 milles au Sud d’ici. C’est là que leur broker les attend pour la mise en vente de leur bateau.

 

En Nouvelle Zélande, les balades en forêt, c’est tout un programme…

 

11 novembre 2023 – Navigation Opua-Whangarei, Nouvelle Zélande

8h30 – C’est reparti pour une journée de navigation, 75 milles vers le Sud.

9h30 – Jean-Phi a décidé de faire du tourisme : pour sortir de la Bay of Islands, il nous propose du zigzag parmi les îlots déserts, pour une sortie au niveau du cap Brett. Les ports de Pahia, d’Opua, de Russels ont disparu. Excepté quelques voiliers isolés ancrés devant une plage de-ci de-là, plus aucune une trace de civilisation. Les méandres de la Baie des îles sont une forme de bout du monde. Christophe imagine déjà le jour où nous pourrions revenir ici, avec Jade et un temps illimité devant nous.

10h30 – Il nous aura fallu deux heures pour nous extirper de cette gueule géante de la Baie des îles.

19h30 – Jetons l’ancre à Smuggler’s Bay, à l’entrée de la baie de Whangarei. Deux petits monocoques au mouillage, dont un rouge, qui se balance au rythme de la houle légère. Décidément, la pensée de Jade nous suit partout, ici.

Le froid est descendu sur nous alors que nous abordions la baie. Les falaises et la petite plage, devant nous, sont désertes. Alex a fait du pain : à bord de Yapluka, le four fait office de chauffage. C’est la première nuit que Christophe et moi passons au mouillage avec nos amis. L’ancre tient bien, Jean-Phi a allumé feu et alarme de mouillage. C’est le moment d’aller se blottir à l’intérieur pour la nuit.

 

 

12 novembre 2023 – Navigation Whangarei-Auckland, Nouvelle Zélande

5h30 – Par le hublot de notre cabine tribord, contemplons la ligne rouge du soleil qui se lève sur la mer. Le matin, difficile de quitter la couette. Je ne sais plus à quand remonte la dernière fois que j’ai ressenti cela.

6 heures – Une vingtaine de taches noires descendent lentement le vert tendre de la colline vers la plage : des vaches, omniprésentes dans ce pays, qu’hier soir en arrivant, nous n’avions pas vues.

21h45 – Dernière soirée en compagnie de nos amis. Restaurant indien à Gulf Harbour Town pour marquer le coup. Aujourd’hui fut notre dernière navigation en Nouvelle Zélande, et pour eux, la dernière navigation de leur voyage de trois ans. « La Rochelle – Auckland : done ». Touchés, heureux, infiniment reconnaissants qu’ils aient pensé à nous pour les accompagner dans la dernière étape de leur projet. On trinque, on retient une larme. Rendez-vous est pris à Auckland dans dix jours pour un dernier aurevoir.

Demain matin, changement de rythme : on passe en mode van. Avons dix jours devant nous pour arpenter quelques-unes des routes de l’île du Nord. C’est court, et nous le savons : ce mois pris entre les îles Fidji et la Nouvelle Zélande n’était pas prévu au programme, tout ce que nous découvrirons d’ici à notre vol de fin novembre pour Paris n’est que du bonus. Un voyage-surprise dans le voyage. Alors on ouvre grand les bras, les yeux, les oreilles, et on prend TOUT.

Notre navigation Fidji-Nouvelle Zélande en vidéo!

7 Comments

  1. Ben ,y en a qu’on du bol quand même.!!!!! Bon ,je ne dit rien,je suis revenu en NZ grâce a vous .
    J’espère vous rencontrer sur Tahiti a partir de fin avril.
    Be safe ou »méfia te » en auvergnat

  2. Merci, en lisant le texte surtout en regardant les photos rapidement je retrouve le vrai esprit d voyage marin qui me manque tellement. A 83 ans de pouvoir goûter à nouveau au goût du sel des embruns me fait ressentir l’élévation du navigateur.

  3. Joli récit comme d’habitude.

    Impressions de cata alors ?

    Des infos (mail mp ?) sur yapluka. Je visite des nautitech en ce moment ! Un lien pour un contact bienvenu 👍

    Mon comm disparu… 🤔

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